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Les Articles - La Carabine SALVA Target
Calibre 6-6.5x47 Aliénore, une charmante jeune Française partage la passion du Tir à Moyenne et Longue Distance avec Aurélien, son époux. Aurélien possède une PGM Ultima Ratio en 6 mm BR et décide de faire fabriquer une carabine pour sa femme afin qu’ils puissent tirer ensemble, côte à côte. Pour ce faire, ils se sont tournés vers l’atelier de Christian SALVA, situé à TOULOUSE, une grande ville du sud de la France, proche de leur domicile. Christian SALVA est un des rares fabriquant Français d’armes de sport, qui produit intégralement la carabine de A à Z (à part le canon), culasse et son boîtier, détente, crosse et montage, chambrage etc… Le tout à la demande du client, comme seul peut le faire une petite structure.
La carabine a été construite à partir du boîtier Salva Long Range de forme hexagonale , à fond plat, monté avec une superbe crosse en noyer Français, parfaitement veinée. Le canon est un Bull-Barrel de 31 mm de diamètre fini (1,22 pouces) de 74 cm de long (29 pouces). Vu le poids du tube, il fut décidé de le monter avec un Bedding Block. Longue de 125 cm, elle pèse 9 kg avec l’optique. Description statique de la carabine Le canon Pièce maîtresse d’une arme à feu, il est le seul élément à ne pas être fabriqué à Toulouse. C’est un Lothar Walther Allemand, en acier inoxydable, foré au calibre 6 mm, doté de 6 rayures avec un pas de rayures de 8 pouces en un tour, parfaitement adapté au tir des balles lourdes de 105 grains. Parfaitement cylindrique, de 31 mm de diamètre, et 74 cm de long, son poids a imposé l’usage d’un bedding block en alliage léger de 20 cm de long, doté de 10 vis Allen pour serrer le tube et de 8 vis Allen pour le fixer au noyer de la crosse, par dessous le fût. Ce bedding block est parfaitement ajusté au noyer par l’ajout d’une résine de bedding. La bouche a été fraisée avec une pente de 11°, adaptée aux tirs de balles boat tail VLD. La culasse et son boîtier Le boîtier de culasse est en alliage léger traité et revêtu d’un traitement de surface dur et de couleur « champagne ». Il est de forme hexagonale (normal pour une production française), avec un fond plat, facilitant la mise en crosse et le bedding, quand il n’est pas monté flottant, comme ici. Il ne possède pas d’ouverture pour un magasin, c’est une arme monocoup. Il est très épais (minimum 8 mm) et robuste, malgré un poids contenu. Il peut chambrer des cartouches du 6 nBR aux calibres magnums, du style 300 WM. Un futur boîtier en acier acceptera du 338 Lapua magnum au 408 Cheytac. Sur cette carabine, il est monté flottant, comme le canon, puisque c’est le bedding block qui repose sur le bois, tout le reste est libre de contacts avec la monture. Sur l’avant du boîtier est vissé et collé un insert en acier traité comprenant le pas de vis pour fixer le canon et les tenons femelles de verrouillage de la culasse. Le pas de vis est particulièrement long (36 millimètres au pas de 1,5 mm) pour une bonne rigidité de l’ensemble. Au coude du chemin de fermeture du levier de culasse, se trouve un insert en acier, vissé avec une BTR, pour que l’acier du levier de culasse ne vienne pas marquer l’alliage Dural du boîtier. La culasse en acier est cylindrique et mesure 23 mm (0,9 pouces) de diamètre, elle possède 3 tenons de verrouillage massifs, en tête. L’extracteur est inclus dans un des tenons, et il maintient l’étui sans aucun déplacement latéral. De plus, l’éjecteur ne possède pas de ressort, comme sur Remington, par exemple. C’est un éjecteur mécanique qui vient pousser l’étui en fin de course de la culasse en arrière, et provoque ainsi l’éjection de l’étui, si on le désire. Si on préfère récupérer à la main l’étui, il suffit de ne pas tirer la culasse à fond en arrière. A noter que cet éjecteur n’émet aucunes forces parasites sur la cartouche au chambrage, ce qui est bon pour le centrage de la cartouche dans la chambre. Le levier de culasse est de longueur moyenne (38 mm) avec une grosse boulle en Alu de 30 mm de diamètre, facilitant les manœuvres de la culasse. La détente est fabriquée aussi intégralement par Christian SALVA, à partir de ses plans originaux. La crosse Aliénore a choisi un beau noyer Français, bien veiné, pour la crosse de sa carabine. C’est une crosse adaptée au tir sur appuis de Bench Rest. Le fût avant a un fond plat, il est large de 85 mm. En plus, il dispose d’un rail pour fixer un bipied de style Parker ou Versa Pod. Le pontet est fait maison, en alliage léger. Le talon de crosse est d’origine Anchütz, et réglable en hauteur et en inclinaison axiale. L’appui joue en noyer est réglable en hauteur uniquement, ce qui est bien suffisant. Le noyer, de très bel aspect, est verni au tampon, pour faire ressortir son veinage. Le système de visée La carabine est livrée avec un rail au standard Picatinny, vissé sur le dessus du boîtier, sur toute sa longueur. Ce rail est penté à 20 minutes d’angle, afin de permettre des tirs lointains sans perdre de réglage de la lunette. Les colliers sont en alliage légers et la lunette est une classique Nightforce BR 12-42 x 56, prolongée de son pare soleil. Les cartouches La carabine est chambrée en 6,5-47 « Salva », une recette « maison » de chambrage avec ses propres côtes, et qu’il ne désire pas ébruiter. Aurélien recharge ses cartouches à partir d’étuis Lapua en 6,5 x 47 L recalibrés à 6mm, avec un bushing de 265. Ensuite, il retaille les collets très légèrement, pour les avoir tous à la même épaisseur, et ainsi assurer une tension du collet sur la balle, constante. Au tir En tir sur appui, avec une carabine de 9 kg, le recul de la 6x47 est très doux, parfait pour une dame. Le fonctionnement de la carabine est parfait, même si certaines cartouches forcent un peu au verrouillage de la culasse, lors de leur premier tir de formage. Ensuite tout cela rentre dans l’ordre.Le mouvement de la culasse est « gras », on sent bien que les jeux de fonctionnements sont réduits et les ajustages serrés. La détente est un modèle du genre, parfaitement réglable, et comparable aux meilleures détentes de Bench Rest, avec ici la possibilité d’avoir une bossette. Encore qu’avec un départ à 50 grammes, je ne sais si on peut appeler cela une détente à bossette, vu qu’on ne sent pas de point dur. Il est possible de la régler en une détente directe, très légère. La visée se fait avec la Nightforce 12-42 x 56 qu’Aurélien avait monté sur sa PGM. Cette lunette a fort grossissement lui permet de voir ses impacts en cible, à 400 mètres, quand la luminosité le permet. C’est très pratique pour corriger le tir en fonction du vent. Les réglages de la crosse permettent de se sentir à son aise derrière cette carabine, que ce soit du talon de crosse ou de l’appui joue facilement réglable en hauteur. La précision du rechargement est surprenante dans les moyennes distances. Voici publié ici quelques photos de groupements tirés à 400 mètres sur des cibles C200. A plus courte distance ce n’est pas forcément bien mieux, mais les groupements restent bien serrés jusqu’à 400 m, pour ensuite s’ouvrir un peu à 600m, comme on peut en juger sur la photo de la cible tirée à 600m. Conclusion Cette carabine fabriquée spécialement pour Aliénore, a tellement emballé son mari, Aurélien, qu’il en a commandé une autre pour lui-même, chez Christian SALVA, à Toulouse. Mais on ignore encore le futur calibre et si ce sera la même architecture. Espérons qu’ainsi Aliénore pourra profiter pleinement de sa magnifique carabine, sans être obligé de la partager avec Aurélien. Date de création : 16/11/2008 @ 18:53 Réactions à cet article
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Aliénore choisi dans la gamme des carabines SALVA, le modèle Target Classe F, qui correspond bien à la forme de tir pratiquée. A côté de leur domicile, le stand de tir de leur Club va jusqu’à 600 mètres, mais sans tranchée de paletage, comme toujours en France. Le tir se pratique couché en appui sur les supports de Bench Rest. Comme en « Class F ». Si ce n’est que l’absence de tranchée de paletage ne permet pas au tireur de savoir où arrivent chaque impact. Parfois, avec une bonne lunette, et une bonne lumière, on peut les voir, mais c’est rare.
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